J'étais très timide. Si effacée, si craintive que je me sentais toujours, partout, rejetée, en trop ou, au mieux, transparente. Rien n'y faisait, ni la psychologie, ni l'intercession de mon entourage ou de ministères connus, ni les lectures de livres chrétiens sur le rejet, ni l'âge et les années qui passaient...Je me remplissais de plus en plus de frustration, d'amertume et de jalousie.

Quand j'ai connu l'OCG, j'ai été impressionnée par l'aisance, la liberté paisible de toutes ces personnes, depuis les enfants jusqu'aux personnes très âgées. Pas d'esbroufe, pas non plus de trace de cette timidité qui empoisonnait ma vie. J'ai vu Ivo Sasek toujours humble et pétillant, ses enfants tout pleins de vie, les amis généreux et patients.

J'étais très perplexe. J'ai beaucoup cherché avec mes raisonnements et mon intelligence ce qui me bloquait, moi. Mais parallèlement, j'étais tellement fatiguée par la timidité qui me rongeait que je voulais de tout mon cœur être aspirée par ce flot de vie qui coule à l'OCG.

Je ne dis pas que ça a été toujours facile...Ce n'est pas aux hommes que j'ai affaire, mais à Dieu Lui-même. Je ne dis pas que tout est réglé. Mais je sais par où est le chemin. Tout ce que je peux dire, sûr, c'est que depuis que je suis à l'OCG, c'est délicieux de ne plus tourner autour de mes états d'âme et de ma petite personne !


Hélène B.